vendredi 18 avril 2008

Coup de coeur

Et un gros !


Voici un moment qu'un livre ne m'avait pas fait tel effet. Depuis "Métaphysique des Tubes" d'Amélie Nothomb, je crois, le premier livre qui m'avais bouleversé mais à un point.


Pour en venir à la petite merveille : roman américain de Jonathan Tropper que voici =)

Résumé : A première vue, Joe Goffman a tout pour lui : un magnifique appartement dans les quartiers chics de Manhattan, des aventures sentimentales en série, une décapotable dernier cri et des dollars comme s'il en pleuvait. Ce jeune auteur a très vite rencontré le succès avec son premeir roman, Bush Falls. Directement inspiré de son adolescence passée dans une petite bourgade du Connecticut, ce best-seller ridiculise les moeurs provincialesde ses ex-concitoyens, dénonce leur hypocrisie, leur étroitesse d'esprit et toutes leurs turpitudes. Mais le jour où il est rappelé d'urgence au chevet de son père mourant, il se retrouve confronté aux souvenirs qu'il croyait enfouis à jamais. Face à l'hostilité d'une ville entière, rattrapé par les fantômes de son passé, Joe va devoir affronter ses propres contradictions et peut-être enfin trouver sa place.

Mon avis : Quoi de plus original : un livre dans un livre et un héro qui est sans rappeller Candide.

J'ai dévoré ce bouquin, j'y est pris énormément de plaisir. Une histoire fine et intelligente, des personnages attachants, des intrigues palpitantes et haletantes, des dialogues qui font mouche, de l’amour, de l’amitié, des dysfonctionnements familiaux et un happy-end nourri d’un déluge de bons sentiments. Combien de fois me suis-je retennue de pleurer ? Non ce livre est loin d'être triste au contraire.

Extrait : Elle baisse les yeux vers Wayne, qui n’a as bougé d’un pouce depuis que je l’ai déposé sur son lit, et paraît sur le point de s’avancer pour arranger son édredon lorsqu’elle s’arrête net, comme si elle venait de se raviser, et reste plantée là, bras croisés contre sa poitrine.

« Il n’a rien à faire dehors à traîner comme ça, dit-elle en fronçant les sourcils.

- Il voulait juste prendre un peu l’air.

- Prendre l’air, répète-t-elle avec mépris. (Elle remarque le livre que je tiens à la main.) Alors comme ça, vous êtes un écrivain célèbre, maintenant, ajoute-t-elle sur le même ton que si elle avait déclaré : Alors comme ça, vous êtes un pédophile notoire.

- Il faut croire.

- En tout cas, crache-t-elle avec dédain, vous ne me ferez jamais lire un torchon pareil.

- Comment pouvez-vous savoir que c’est un torchon si vous ne l’avez pas lu ?

- J’en ai entendu parler, répond-elle d’un ton solennel. Et croyez-moi, c’est déjà bien assez.

- Bien conclus-je en reposant le livre à sa place et en me dirigeant vers la porte. Je ne vais pas vous déranger plus longtemps. »
Je descends l’escalier, notant au passage les crucifix et autres bondieuseries assorties qui recouvrent la moindre parcelle de mur. La mère de Wayne m’emboîte le pas en marmonnant dans sa barbe. Arrivé à la porte d’entrée, je l’entends qui appelle mon nom à voix basse.
« Oui ? dis-je.

- Je prie pour votre père, me glisse-t-elle.- Et pour votre fils ? »Son visage s’assombrit, elle lève les yeux vers le ciel.

« Je prie pour le salut de son âme.

- Il n’est pas encore mort, répliqué-je. Il aurait peut-être besoin d’un peu moins de prières et d’un peu plus de compassion.

- Il a offensé le Seigneur. Il en paie le prix.

- Et je suis sûr que la Bible applaudit à deux mains la femme qui prive son enfant mourrant de l’amour d’une mère. » Elle me foudroie du regard, avec cette lueur de défiance et de droiture des dévots à la piété dogmatique.

« Quand avez-vous lu la Bible pour la dernière fois, Joe ?

- Vous ne me ferez jamais lire un torchon pareil, dis-je. J’en ai entendu parler, et croyez-moi, c’est déjà bien assez. »

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Moi aussi, j'ai dévoré ce livre. Il a un grand succès sur les blogs !!!